KRIKOR

FRANCE | LIVE & DJ SET

contact booking : Judaah

Paris, 1998: la France est fière et bombe le torse, la french-touch devient un hashtag avant l’heure. La rave se radicalise et la scène clubbing mute à l’instar de Krikor qui sortira son premier maxi cette année là. Fuyant le confort des recettes toutes faites, l’électron devient très vite libre et ne suit aucune règle. Toujours à l’affut des accidents sonores, les premières sorties du producteur naviguent entre le bruit et l’ordre. On peut compter sur les doigts d’une main les rescapés de cette époque, quand la majorité des DJs ont disparu avec le tiroir-caisse après un hold-up sur la FM, Krikor Kouchian était en studio pour collaborer avec d’autres mutants de son espèce. Sortir la substantifique moelle des machines semble être une obsession chez lui. Ce créateur, acid et rugueux, multiplie les pseudos pour trouver une identité sonore propre, une pagaille sans nom où le dub, la house de Chicago et le rock le plus sale copulent frénétiquement.
Refusant de choisir entre Errorsmith et Lee Perry, Krikor Kouchian construit, se trompe, déconstruit. Il crée des bruits avec le sourire de l’enfant curieux qui préfère démonter ses jouets plutôt que d’apprendre le solfège. Une approche empirique et expérimentale mais accessible, qui pose les bases de tous ses projets. Vingt-ans de studio et autant d’influences qui serviront à la conception d’un nouvel album qui sort sur le label newyorkais L.I.E.S. Comme une boucle bouclée pour cet amoureux de la culture US. Ce nouveau disque intitulé « Pacific Alley » est une synthèse de tout ce qu’il l’a construit : le funk de Prince, les débuts du hip-hop, la culture vidéo-club et les séries B flamboyantes. Conçu comme un petit film pour les oreilles, voilà un disque capable de faire pleurer les thugs, et qui trouve déjà sa place dans toutes les décapotables du monde. En attendant d’autres disques dans la foulée, cet imaginaire tournant à 360° n’a pas fini de faire parler de lui.

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